Le week-end du 17 au 19 juillet en Sicile accueillera l’un des événements les plus attendus de cet été : les « Journées européennes de sensibilisation : une Méditerranée plus sûre pour une Europe plus forte », qui se dérouleront à Catane et à Palerme, les villes phares de l’île la plus grande et la plus idyllique de la Méditerranée. Des membres du gouvernement italien, des députés européens, des législateurs nationaux de plusieurs pays européens, de hauts responsables des collectivités locales siciliennes, ainsi que des journalistes et des représentants de divers instituts et groupes de réflexion se réuniront pour débattre dans l’un de ces lieux d’Europe – et au-delà – qui restent à jamais gravés dans votre mémoire. Comme un beau rêve que l’on souhaiterait continuer à faire.
Non seulement la splendeur de paysages uniques et la beauté des sites antiques et des mosaïques, mais surtout l’expérience authentique de ce que ce monde représente : un véritable bastion de l’identité européenne, de la beauté classique et de la foi chrétienne, le lieu qui a donné naissance aux merveilles et à la civilisation.
La région méditerranéenne représente non seulement une histoire vivante, mais aussi un avertissement crucial pour la civilisation ; elle constitue à la fois un appel puissant à un retour à nos racines, à l’ordre naturel et à la raison, ainsi qu’un signal crucial quant à la nécessité impérative de relever les défis apocalyptiques de notre époque. Il est essentiel que le bassin méditerranéen soit plus sûr, afin que le Vieux Continent puisse véritablement être plus sûr et plus fort – une question qui ne manquera pas de susciter de vifs débats au cours de ces chaudes journées d’été sur la côte sicilienne.
L’une des tables rondes les plus attendues de l’événement organisé à Catane sera celle intitulée « La Méditerranée, patrimoine culturel européen commun », qui se tiendra dans la matinée du samedi 18 juillet.
Lorsque l’on évoque le patrimoine culturel, l’un des premiers mots qui vient à l’esprit est « conservatisme ». C’est la Gauche qui divise et étiquette, mais certaines choses sont on ne peut plus claires. Le conservateur, en tant que réaliste, est celui qui accorde de l’importance au patrimoine, celui qui comprend l’importance cruciale de préserver l’authenticité et les valeurs qui ont bâti la civilisation. Le progressiste déteste le patrimoine et méprise la beauté de toutes les fibres de son être.
La Méditerranée a été et reste la Mare Nostrum, la mer « intérieure » du monde chrétien ; pourtant, au-delà de son importance géographique unique, l’ensemble de la région méditerranéenne représente une richesse intellectuelle sans pareille : des millénaires de sagesse et de créativité, les racines durables de notre civilisation. Ces racines et ces traditions culturelles que l’extrême gauche, pseudo-libérale et hyper-mondialiste, cherche à éradiquer ou, à tout le moins, à diluer. Philosophes, statues, mythes : un héritage unique dont le « meilleur des mondes » n’a plus besoin, simplement parce qu’il appartient au passé. Au nom d’une utopie non moins dangereuse que l’utopie marxiste-léniniste, la culture de l’« annulation » vise à effacer des milliers d’années de développement intellectuel et de réalisations sans lesquelles la civilisation d’aujourd’hui n’aurait pas existé.
Quel contraste saisissant entre la diversité des richesses dont nous avons hérité des Grecs et des Romains, et la « diversité » apportée aujourd’hui par les millions de demandeurs d’asile – « en quête d’un monde meilleur » – dans une Europe de plus en plus terrifiée. Quel contraste saisissant entre l’esprit d’innovation de nos ancêtres et la barbarie de ceux qui cherchent à défigurer le monde dans lequel ils ont fait irruption.
Néanmoins, ne soyons pas trop optimistes : ce n’est pas en admirant le théâtre antique de Taormine ou la majestueuse Acropole d’Athènes que l’on préserve le patrimoine méditerranéen, mais en soutenant fermement les familles et les générations futures, en professant avec conviction notre foi et en mobilisant les peuples qui ont pris conscience qu’il n’y a absolument pas de temps à perdre. Un retour aux valeurs implique une lutte constante pour rétablir la sécurité là où elle ne semble plus exister.
La question que nous devrions nous poser est la suivante : que voulons-nous que nos enfants héritent ? La beauté dont cette génération a hérité, ou la laideur et la dévastation causées par les envahisseurs ?
De nombreuses pages ont été écrites sur ce que le bassin méditerranéen a apporté au monde en matière de culture, d’art et de sagesse. Néanmoins, un débat sur ce sujet – tel que la table ronde organisée par le parti ECR en Sicile – sera toujours le bienvenu.