Si on nous refuse le droit de continuer à utiliser l’argent liquide comme moyen de paiement, on ne peut plus parler de liberté et de souveraineté. Il ne s’agit pas d’une question mineure, comme les partisans de la numérisation totale et de la disparition de l’argent liquide pourraient nous le faire croire, mais d’une question d’une importance considérable aujourd’hui. Plus on avance dans la promotion des paiements électroniques et de la normalisation numérique, plus il faut encourager et défendre la poursuite de l’utilisation de l’argent physique.
Lorsque nous entendons qu’un nombre croissant de pays inscrivent dans leur constitution le droit des citoyens à conserver de l’argent liquide, nous savons qu’il y a encore de l’espoir. Lorsque les citoyens expriment librement leur choix, nous savons que les gens n’ont pas encore été complètement séduits par les « avantages » de la nouvelle tyrannie dont l’outil est la numérisation, que la lutte pour la liberté n’a pas encore été perdue. Oui, il y a encore de l’espoir.
Dans quelques jours, les Suisses décideront également si le droit d’utiliser de l’argent liquide doit être protégé par la constitution du pays. C’est ce qui se passera le dimanche 8 mars, lorsqu’un référendum sera organisé en Suisse. Selon les sondages, au moins 60 % des citoyens suisses voteront pour que l’utilisation de l’argent physique dans les transactions commerciales devienne un droit constitutionnel. Il ne s’agit pas d’une nouvelle à mentionner dans la rubrique « divers », mais d’une nouvelle très pertinente dans le contexte actuel de la lutte pour la souveraineté et contre le nouveau totalitarisme.
Il est question d’une consultation populaire sur cette question dans la société suisse depuis le début de l’année 2023, lorsqu’un groupe civique a annoncé qu’il avait recueilli suffisamment de signatures pour organiser un référendum, une étape importante pour empêcher la disparition de l’argent liquide de l’économie. Sur le plan législatif, le vote des deux chambres du Parlement en mars et en juin de l’année dernière en faveur de la proposition du Conseil fédéral (une version différente de l’initiative civique précédente) visant à protéger l’utilisation de l’argent liquide, à savoir la monnaie nationale, a été décisif.
L’issue de ce référendum est d’autant plus importante que les paiements numériques ont également augmenté de manière significative en Suisse ces dernières années, dépassant les paiements effectués par des moyens « traditionnels ». Cependant, les Suisses comprennent très bien l’importance de conserver les billets et les pièces en circulation et de les utiliser, ainsi que la nécessité d’inscrire ce droit essentiel dans leur constitution nationale.
La Suisse n’est pas une exception. Des changements constitutionnels similaires ont eu lieu en Slovaquie en 2023, en Hongrie et en Slovénie l’année dernière, et aujourd’hui ce droit est clairement stipulé dans les lois fondamentales de tous ces pays. D’autres suivront certainement leurs traces et adopteront des décisions similaires. De plus en plus de peuples se réveillent. De plus en plus de peuples refusent de se plier à la propagande liberticide et offrent une protection constitutionnelle à des droits et libertés que la gauche politique ne demande qu’à abolir !
L’establishment mondialiste voudrait que tous les paiements et toutes les transactions financières, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises, soient effectués par virement bancaire ou par carte plastique. L’argument est toujours le même : les transactions électroniques sont « sûres » et « rapides ». Quelle naïveté de croire encore que les paiements en ligne sont « sûrs » alors que les fraudes bancaires et les cyberattaques sont omniprésentes ?
Il ne s’agit pas vraiment de sécurité, de soi-disant confidentialité ou de protection de la vie privée, mais plutôt d’un outil très efficace de contrôle et de surveillance de masse. Les transactions électroniques sont synonymes d’absence totale d’autonomie.
Lorsque vous effectuez toutes vos transactions financières par voie numérique, la liberté devient un mensonge ou, au mieux, un mythe. Quelle hypocrisie dans le discours de ceux qui glorifient les paiements par carte et considèrent l’argent liquide comme une méthode obsolète qui doit donc disparaître ! Le vrai progrès ne consiste pas à abolir tout ce qui a existé et fonctionné jusqu’à présent pour le remplacer par quelque chose qui n’apporte ni sécurité ni, a fortiori, liberté. C’est accepter volontairement l’esclavage.
Une société qui a aboli l’argent liquide est une société sans liberté. Pourquoi renoncer à votre propre liberté ?