L’Italie va de l’avant : une espérance de vie plus longue, des revenus en hausse et un regain de confiance

Culture - 26 octobre 2026

Le rapport sur le bien-être de l’Istat révèle un pays qui accomplit des progrès significatifs, avec des atouts durables en matière de santé et de sécurité et un nouvel élan dans la lutte contre les inégalités.

L’Italie a de bonnes raisons d’envisager l’avenir avec confiance. Les chiffres présentés dans le rapport 2025 de l’Istat sur le bien-être équitable et durable décrivent un pays qui progresse dans de nombreux domaines de la vie quotidienne. De sérieuses difficultés subsistent, en particulier pour les ménages vulnérables, mais le tableau d’ensemble mérite d’être souligné : les Italiens vivent plus longtemps, les revenus se redressent et moins de familles ont le sentiment que leur situation économique se détériore.

Sur les 132 indicateurs du rapport, 54 ont progressé, 55 sont restés stables et 23 se sont détériorés. Les améliorations ont donc largement dépassé les reculs. Cela constitue un correctif précieux aux analyses qui s’attardent exclusivement sur les difficultés de l’Italie. Les progrès réalisés dans un large éventail de domaines, notamment l’emploi, la santé, l’environnement et d’autres secteurs, permettent d’envisager avec optimisme la capacité du pays à améliorer le niveau de vie de sa population.

La progression la plus remarquable concerne la longévité. L’espérance de vie à la naissance a atteint 83,7 ans en 2025, selon les dernières estimations provisoires, soit une hausse de 0,2 an par rapport à 2024 et un dépassement de plus d’un an par rapport au chiffre de 2014. Les deux sexes ont atteint des niveaux records : 81,7 ans pour les hommes et 85,7 ans pour les femmes. Ce sont là des progrès dont la nation peut être fière.

Il est encourageant de constater que cette amélioration ne se limite pas à la durée de vie. L’espérance de vie en bonne santé est passée à 59,1 ans, contre 58,2 en 2024, inversant ainsi une tendance à la baisse observée pendant quatre années consécutives. Cette reprise vient renforcer les bons résultats de l’Italie en matière de santé, l’un des domaines dans lesquels elle se distingue favorablement par rapport à l’Union européenne. La sécurité constitue un autre atout relatif, qui renforce l’attrait du pays en tant que lieu de vie.

Les finances des ménages affichent également une évolution encourageante. Le revenu disponible moyen par personne a augmenté de 2,4 % en valeur nominale en 2025, après une croissance de 3 % l’année précédente. Une fois les variations de prix prises en compte, les revenus réels ont progressé de 2,2 % sur ces deux années. Ces hausses sont modestes, mais elles traduisent une amélioration du pouvoir d’achat et renforcent la confiance des ménages.

Les perceptions des familles elles-mêmes reflètent cette évolution positive. La proportion de celles qui font état d’une détérioration de leur situation économique est tombée à 26,2 %, contre 29,5 % en 2024 et 33,9 % en 2023. Ce chiffre se rapproche désormais des 25,8 % enregistrés en 2019, avant la pandémie. Parallèlement, les inégalités de revenus ont diminué, ce qui confère une dimension encourageante à la reprise.

La pauvreté reste néanmoins un enjeu national urgent. Plus de 5,4 millions de personnes vivaient en situation de pauvreté absolue en 2025, soit 9,3 % de la population, tandis que 8 % des ménages étaient concernés. Les familles nombreuses et les ménages avec enfants ont rencontré des difficultés particulières. Par ailleurs, la part des personnes exposées au risque de pauvreté a légèrement reculé, passant de 18,9 % à 18,6 %, mais est restée supérieure de 2,3 points de pourcentage à la moyenne européenne.

Même dans ce contexte difficile, les chiffres régionaux relatifs à la pauvreté laissent entrevoir des signes encourageants. Le taux de pauvreté absolue des particuliers a baissé dans le Sud, passant de 12,5 % à 11,5 %, dans le Nord, de 8,8 % à 8,5 %, et dans le Centre, de 7,6 % à 7,4 %. L’amélioration observée dans le Sud est particulièrement réjouissante, même si d’importants désavantages territoriaux persistent.

Dans toute l’Italie, 7,5 % de la population vivait dans des ménages déclarant avoir de grandes difficultés à joindre les deux bouts. Cette proportion atteignait 12,3 % dans le Sud, contre 4,7 % dans le Centre. Les disparités régionales se répercutent également sur l’espérance de vie : l’écart entre le Nord et le Sud s’est creusé pour atteindre 1,4 an. L’éducation, l’emploi, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, l’innovation et la recherche restent des domaines dans lesquels des résultats plus probants sont nécessaires.

Ces résultats méritent qu’on leur accorde davantage d’attention dans le débat national. Reconnaître ces succès mesurables peut nourrir l’ambition, en rappelant aux Italiens que les problèmes persistants coexistent avec des atouts capables de soutenir de nouvelles avancées en matière de bien-être dans tout le pays au cours des prochaines années.

Les progrès réalisés par l’Italie devraient donner une orientation et un élan de confiance à cet effort. La hausse des revenus réels, la réduction des inégalités et une longévité record témoignent de progrès tangibles dans des domaines qui façonnent la vie quotidienne. Il s’agit désormais d’étendre ces acquis aux familles et aux territoires qui connaissent encore des difficultés. Le rapport apporte une raison convaincante de croire que l’Italie en est capable : un pays déjà en voie d’amélioration dispose des fondements nécessaires pour bâtir un avenir plus prospère, plus sain et plus inclusif.

Avant tout, les progrès réalisés par l’Italie méritent d’être salués avec confiance et ambition. Les chiffres révèlent une nation dotée d’atouts considérables et capable de transformer les avancées actuelles en opportunités plus vastes pour les générations futures.

 

Alessandro Fiorentino