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Qu’en est-il de l’Iran ?

Le monde - mars 8, 2026

Au cours des vingt derniers mois, le monde a eu le souffle coupé lorsque les forces militaires des États-Unis et d’Israël ont frappé les terroristes anti-occidentaux les uns après les autres. En juillet 2024, Ismail Haniyeh, le chef politique de l’organisation terroriste Hamas, a été tué dans une maison d’hôtes de Téhéran après avoir assisté à la cérémonie d’investiture du président iranien, Masoud Pezeshkian. En septembre 2024, plusieurs terroristes du Hezbollah sont tués par l’explosion de leur téléphone. En juin 2025, l’armée de l’air et la marine américaines ont largué des bombes sur trois sites nucléaires iraniens, mettant un terme à la tentative des mollahs de développer des armes nucléaires. Dans le même temps, Israël et l’Iran se sont livrés à une guerre de douze jours. Début janvier 2026, les forces américaines pénètrent dans Caracas, capturent les narcoterroristes Nicolas Maduro et Cilia Flores et les emmènent aux États-Unis. À la fin du mois de février 2026, les forces américaines et israéliennes ont attaqué Téhéran et capturé le « guide suprême » de l’Iran, Ali Khameini, l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad et de nombreux officiers des services de renseignement et de l’armée, dans une démonstration stupéfiante de leur puissance, de leur intelligence et de leur technologie inégalées. Alors que les forces israéliennes et américaines tentaient de ne frapper que des cibles militaires, les mollahs ont riposté par des attaques de missiles contre la population civile d’Israël, mais aussi contre des cibles dans les États arabes voisins, les transformant en ennemis acharnés.

Danger manifeste et imminent

Les attaques américaines et israéliennes étaient-elles justifiées ? Elles l’étaient certainement si l’objectif était de répondre à un danger clair et présent pour ces deux pays. Les mollahs iraniens ont instauré leur régime en 1979 en prenant en otage 66 Américains à l’ambassade des États-Unis à Téhéran, en les exhibant les yeux bandés en public et en ne les libérant qu’au bout de 444 jours. Par la suite, ils ne se sont pas contentés de scander « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël ». En 1983, les terroristes du Hezbollah, soutenus par l’Iran, ont tué 241 militaires américains à Beyrouth. En 1996, ils ont tué 19 aviateurs américains en Arabie saoudite. Entre 2003 et 2011, des milices locales soutenues par l’Iran ont tué au moins 603 soldats en Irak. En 2023, des terroristes du Hamas soutenus par l’Iran ont tué 46 Américains et en ont pris 12 en otage lors d’une attaque contre Israël. En 2024, les mollahs ont comploté pour tuer le président Donald Trump. Pendant tout ce temps, Israël a subi un barrage de missiles et de drones de la part de l’Iran et de ses mandataires. Les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont attaqué à plusieurs reprises des navires en mer Rouge (à l’exception de ceux de la Chine et de la Russie). Il va sans dire qu’au début de l’année 2026, les mollahs ont brutalement réprimé les manifestations contre leur régime, tuant au moins 30 000 Iraniens, alors qu’ils dépensaient leurs revenus pétroliers pour développer des armes nucléaires et subventionner des organisations terroristes. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que les États-Unis et Israël attaquent aujourd’hui l’Iran, mais le peu qu’ils ont fait jusqu’à récemment pour répondre aux provocations de Téhéran. Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? Jusqu’à quand, Catiline, abuserez-vous de notre patience ?

Changement de régime ?

Les attaques sont juridiquement et moralement plus problématiques si l’objectif est de provoquer un changement de régime en Iran. Les Américains n’ont pas pour mandat de jouer les gendarmes du monde, et lorsqu’ils ont essayé de le faire, ils ont échoué lamentablement, au Vietnam, en Afghanistan, en Libye et en Irak. Le régime des mollahs est horrible, mais c’est au peuple iranien de l’éliminer. Mais lorsque les critiques évoquent l’Irak, il convient de noter deux différences fondamentales. Premièrement, le dictateur irakien Saddam Hussein ne possédait pas d’armes de destruction massive, alors que les mollahs essaient certainement de développer des armes nucléaires, y compris des missiles balistiques intercontinentaux. Deuxièmement, les États-Unis et Israël n’envahissent pas l’Iran comme ils l’ont fait en Irak. Leur objectif est clair et limité : détruire les capacités nucléaires des mollahs et les punir pour leur agression meurtrière au fil des ans. Le changement de régime est un effet secondaire souhaitable plutôt que l’objectif des attaques. Ce qui se passera en Iran dépendra des hommes armés locaux. Vont-ils, et peuvent-ils, continuer à réprimer la population, ou vont-ils suivre l’exemple des élites militaires de la Roumanie en 1989 et du Venezuela en 2026 et sacrifier leurs dirigeants pour survivre ? Seul l’avenir nous le dira.