Contrôle du territoire et fermeté en matière pénale : les atouts des décrets de sécurité du gouvernement Meloni

Politique - 1 août 2026

Depuis son entrée en fonction, le gouvernement dirigé par Giorgia Meloni a placé la sécurité et la protection de l’ordre public au cœur de son programme. Grâce à une action législative cohérente — qui s’est concrétisée au fil du temps par des mesures phares telles que le décret Cutro, le décret Caivano et le paquet de mesures en matière de sécurité urbaine —, le gouvernement a défini une stratégie claire : réaffirmer la présence de l’État et rétablir la légalité dans les contextes de dégradation ou d’illégalité potentielles.

L’analyse du fondement et de la mise en œuvre de cet ensemble de dispositions juridiques met en évidence plusieurs atouts majeurs qui caractérisent le nouveau modèle de sécurité.

  1. La lutte contre la délinquance juvénile et l’intervention selon le « modèle Caivano » L’un des piliers fondamentaux de l’action gouvernementale a été la lutte contre la délinquance juvénile et la dégradation sociale dans les banlieues.
  • Prévention et fermeté : L’extension du Daspo urbain (interdiction d’accès) aux mineurs âgés de plus de 14 ans et le durcissement des mesures contre la détention illégale d’armes blanches ou d’objets dangereux ont fourni aux autorités administratives et judiciaires des outils immédiats pour endiguer la dynamique des gangs et la petite délinquance.
  • L’approche intégrée : le « modèle Caivano » ne se limitait pas uniquement à la répression pénale ; il combinait le renforcement de la présence des forces de l’ordre avec l’allocation de ressources destinées à la rénovation des infrastructures sportives, éducatives et sociales. En outre, le rôle de la famille a été mis en avant par l’instauration de sanctions financières et pénales à l’encontre des parents qui manquent à leur obligation de veiller à la scolarisation de leurs enfants.
  1. Protection des forces de l’ordre et renforcement des effectifs: ces décrets ont marqué un tournant radical dans la protection de ceux qui garantissent la sécurité des citoyens.

LES PILIERS DE LA PROTECTION OPÉRATIONNELLE ► Alourdissement des sanctions en cas de menaces, d’agressions ou de violences à l’encontre de fonctionnaires

► Protections juridiques et garanties fonctionnelles pour le personnel en service actif

► Plan de recrutement exceptionnel et déblocage de la rotation du personnel

► Crédits destinés aux systèmes de vidéosurveillance et à l’équipement de la police locale

Le renforcement du sentiment de protection juridique dont bénéficient les policiers, les carabiniers et les agents pénitentiaires a permis de redonner toute son importance au rôle des forces de l’ordre, parallèlement à la mise en œuvre d’un vaste plan de recrutement exceptionnel visant à pallier les pénuries d’effectifs.

  1. Lutte contre les occupations illégales et protection de la propriété: parmi les mesures les plus appréciées par le public figure la fermeté dont font preuve les autorités face à l’occupation illégale de biens privés et publics.
  • Des expulsions plus rapides : la mise en place de procédures d’expulsion accélérées a permis aux propriétaires légitimes de récupérer la possession de leur logement bien plus rapidement que par le passé.
  • La dissuasion face à la délinquance de rue : la nouvelle qualification pénale de phénomènes tels que le vol à la tire ou le vol par subreptice (visant spécifiquement les cartes de crédit et les appareils électroniques), ainsi que le durcissement des sanctions à l’encontre des escroqueries visant les personnes âgées, s’attaquent directement à la petite délinquance qui sévit dans les grandes villes et les transports en commun.
  1. Gestion des flux migratoires et fermeté dans la lutte contre la traite des êtres humains En matière d’immigration clandestine, le gouvernement Meloni s’est attaché à mettre en place un modèle alliant une répression sévère à l’encontre des organisations criminelles et l’accélération des procédures d’expulsion des individus dangereux.
  • Le principe directeur : des sanctions très sévères à l’encontre des trafiquants d’êtres humains et des contrôles aux frontières plus stricts, contrebalancés par l’ouverture de voies d’entrée légales et transparentes mises en place par le décret sur les flux migratoires (Decreto Flussi).

Ces décrets ont alourdi les peines prévues par la loi à l’encontre des passeurs (scafisti) et ont simplifié la procédure d’éloignement du territoire des ressortissants étrangers considérés comme une menace pour la sécurité nationale.

Une approche axée sur la dissuasion La principale valeur ajoutée de cette période marquée par les décrets de sécurité réside dans la réaffirmation du principe selon lequel la légalité est la condition préalable à la liberté et à la cohésion sociale. En renforçant la probabilité de sanctions et en conférant des pouvoirs d’intervention accrus aux préfets et aux chefs de police (questori) sur l’ensemble du territoire, ces mesures visaient à mettre fin au sentiment d’impunité et à rétablir une présence concrète de l’État auprès des citoyens dans les gares, sur les places publiques et dans les zones urbaines les plus exposées à la dégradation.

M. le professeur Giuseppe Arnone