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La « révolution » française des gobelets en plastique, mise en veilleuse. Pour de bon ?

Environnement - janvier 2, 2026

À la fin de l’année 2025, une nouvelle importante concernant la réalisation d’objectifs « verts » est venue de France. Il s’agit de la prorogation de quatre ans de l’interdiction nationale d’utiliser les fameux gobelets en plastique à usage unique, interdiction qui aurait dû être appliquée dès le premier jour de l’année 2026.

Deux jours seulement avant l’entrée en vigueur de cette mesure, le gouvernement français a publié un décret annonçant une nouvelle date butoir, le 1er janvier 2030, soit quatre ans plus tard que prévu. Selon un communiqué officiel du ministère de la transition écologique et du ministère de l’économie et des finances, ce retard s’explique par le fait qu’une analyse récente a montré que les décideurs étaient quelque peu inquiets quant à la « faisabilité technique » de l’élimination des gobelets en plastique.

Bien que cette prolongation pas si courte ait été accordée, les autorités françaises ont annoncé une nouvelle réévaluation en 2028 pour déterminer si et dans quelle mesure des progrès ont été réalisés dans la réduction de la quantité de gobelets en plastique sur le marché français.

Peut-être pour entretenir les espoirs des écologistes radicaux, le gouvernement français a annoncé qu’en fonction des résultats de 2028, la date limite d’entrée en vigueur de l’interdiction pourrait être modifiée, les gobelets ne contenant « que des traces de plastique » au maximum étant acceptés après 2030 (il reste à déterminer qui mesurera ces « traces » et de quelle manière).

À partir de 2024, selon la réglementation française, la teneur maximale en plastique autorisée dans ces produits est de 8 %, soit près de la moitié de la teneur maximale en plastique réglementée jusqu’alors.

L’explication du gouvernement concernant la « faisabilité technique » ne semble pas avoir satisfait les défenseurs de l’environnement, un argument « fragile », selon le porte-parole de l’association Zero Waste France, qui voit dans ce report « un nouveau recul dans la lutte contre la pollution, sous la pression des lobbies ».

Les jérémiades des Verts radicaux sont un signe clair de leur mécontentement croissant face au retard pris dans la mise en œuvre de certaines mesures qui ont, en fait, ignoré, voire nié, les réalités économiques et sociales.

Lorsque nous discutons du Green Deal et de l’obligation politiques obligatoires pour « sauver » l’environnement, il s’agit en fait d’une surréglementation unilatérale profondément idéologique, dont les avantages réels sont au mieux discutables. Non seulement ces politiques n’offrent pas de solution claire et efficace et ne proposent pas une approche pragmatique et véritablement responsable d’un problème très grave, qui inclut objectivement toutes les parties concernées, mais elles génèrent également des coûts extrêmement élevés qui ne sont pas viables à long terme et qui nuisent tant aux entreprises qu’aux consommateurs nationaux. Quelle alternative réelle l’élimination des gobelets partiellement en plastique implique-t-elle ? Des gobelets fabriqués à partir d’un matériau prétendument biodégradable, dont le coût est presque prohibitif pour le commun des mortels ? Une question à laquelle nous connaissons déjà la réponse.

Les fanatiques de l’environnement accusent le non-respect des délais, l’insuffisance des réglementations ou la lenteur de leur mise en œuvre, voire le mépris des conséquences juridiques. En fait, les réglementations sont excessives, les sanctions sont disproportionnées et les délais ne sont pas respectés parce que les auteurs de ces politiques « rigoureuses » ne semblent pas tenir compte de ce qui se passe dans la vie réelle. Il n’est pas étonnant que l’opinion grandissante soit que ce Green Deal n’est rien d’autre qu’une utopie, une utopie destructrice.

La décision de reporter l’interdiction des gobelets en plastique est plus pertinente qu’il n’y paraît. Il s’agit là d’un nouvel exemple, qui devient classique, d’une réglementation irrationnelle qui ignore l’impact économique ou social et les intérêts de la société et des collectivités. Quand un gouvernement comme celui de la France reconnaît l’impossibilité pratique de mettre en œuvre une telle mesure, cela montre à quel point les instruments de la « lutte » contre la pollution sont fantaisistes. Aucun accord ou vision qui ne propose pas de véritables alternatives pragmatiques, aussi « vertes » ou nobles qu’elles puissent paraître, ne peut se substituer à des politiques responsables et réalistes.