L’Italie brille sur la scène mondiale

Politique - 28 février 2026

Milan-Cortina 2026 prouve la force, la vision et la crédibilité du gouvernement italien

Depuis plus d’un siècle, le sport a souvent été instrumentalisé comme vecteur de propagande, d’abord par des régimes autoritaires, puis par des superpuissances rivales divisées par la guerre froide. Pourtant, au pied des Alpes, lors des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, le sport a délivré un message d’une autre nature : non pas de la propagande, mais des preuves. La preuve que la compétence, la vision et la cohésion nationale peuvent vaincre le cynisme. La preuve que l’Italie, sous son gouvernement actuel, peut illuminer le monde plutôt que de confirmer les prédictions de ses détracteurs.

Dans les mois qui ont précédé les Jeux, un chœur de pessimisme a résonné à travers une partie de l’échiquier politique italien. La gauche avait présenté les Jeux olympiques comme un désastre organisationnel imminent, une démonstration inévitable de l’incompétence d’un gouvernement de droite prétendument inapte à gérer un événement mondial aussi complexe. Les retards étaient annoncés, les scandales présumés, l’embarras international anticipé. Ces prophéties de malheur étaient si persistantes que de nombreux Italiens ont commencé à considérer l’échec comme une fatalité.

La réalité, cependant, avait d’autres projets.

L’Italie a terminé les Jeux avec une récolte record de 30 médailles, confirmant non seulement l’excellence athlétique mais aussi l’efficacité du soutien institutionnel au sport. La cérémonie d’ouverture a été largement saluée pour son élégance, sa profondeur culturelle et sa narration raffinée – une célébration de l’héritage italien qui a résonné bien au-delà des frontières nationales. D’Ottawa à Séoul, Milan a été présentée comme une ville vibrante, dynamique et compétente. Loin d’être un désastre en termes de communication, l’événement est devenu un triomphe d’image et de substance.

Même le modèle décentralisé des « Jeux diffusés », initialement critiqué pour son caractère chaotique, a été salué comme un modèle tourné vers l’avenir. Kirsty Coventry, présidente du Comité international olympique, a qualifié l’événement de « succès dépassant les attentes » et de « modèle pour la durabilité future ». Une telle reconnaissance de la part de la plus haute autorité olympique souligne la crédibilité que l’Italie a acquise sur la scène mondiale.

Le succès de Milan-Cortina n’est pas le fruit du hasard. Il est le reflet d’un gouvernement qui a préféré le courage à la prudence, l’action à la paralysie. Les Jeux, autrefois décrits comme un terrain propice à la corruption et au gaspillage, sont au contraire devenus un puissant moteur pour le « Made in Italy », stimulant le tourisme, les investissements et le prestige international. Les inquiétudes concernant l’explosion des coûts ne se sont pas concrétisées de manière aussi catastrophique que l’avaient prédit les critiques. Bien que les dépenses aient atteint des niveaux importants, les analyses indiquent qu’elles restent inférieures à celles de l’Expo 2015, un événement qui a finalement transformé Milan en l’un des centres européens les plus attractifs pour les affaires et le tourisme. Les retours économiques à long terme prévus par les observateurs indépendants suggèrent que l’investissement portera ses fruits dans les années à venir.

La leçon politique est claire. Le leadership exige des risques. Il exige une vision. Et il faut être capable de faire la distinction entre un contrôle sain et un obstructionnisme réfléchi.

Une métaphore puissante est apparue dans l’équipe italienne de short-track, où des champions comme Arianna Fontana et Pietro Sighel, malgré des tensions personnelles bien connues, ont réussi à concourir ensemble pour atteindre un objectif plus élevé. Ils ont démontré que même des rivaux peuvent s’unir dans la poursuite d’un succès national. Malheureusement, la politique n’a pas toujours suivi leur exemple. Une partie de l’opposition a choisi de boycotter les événements officiels, de qualifier les Jeux de « droite » et d’amplifier des controverses qui se sont avérées soit exagérées, soit infondées. Ce faisant, ils n’ont pas fait preuve de perspicacité stratégique, mais d’un esprit partisan étroit qui a sous-estimé l’intelligence du public italien.

En rejetant presque tous les aspects des Jeux olympiques, les critiques ont involontairement remis les dividendes politiques à ceux qui les ont soutenus dès le départ : le Premier ministre et les administrations régionales qui ont travaillé sans relâche pour faire aboutir le projet. Il s’agit d’un acte d’auto-sabotage idéologique. Tout comme un athlète ne peut gagner en refusant de concourir, une force politique ne peut prétendre au leadership en se tenant à l’écart des réalisations nationales.

Il y a aussi une leçon à tirer pour l’opinion publique italienne, souvent sujette au scepticisme né des scandales passés. Une saine vigilance est essentielle dans une démocratie, mais lorsque le soupçon devient réflexe, il risque de paralyser l’ambition. L’Italie a trop souvent hésité devant les grands projets – train à grande vitesse, infrastructures énergétiques, réaménagement urbain – par crainte d’une mauvaise gestion. Or, le progrès exige la participation. Refuser des opportunités parce qu’elles comportent des risques, c’est s’exclure de la compétition mondiale.

Les Jeux olympiques de Milan-Cortina réaffirment une vérité simple et profondément olympique : l’important n’est pas seulement de participer, mais de participer avec excellence. Le gouvernement actuel a choisi l’engagement plutôt que la retraite, la confiance plutôt que la peur. Le résultat a été un événement qui a rehaussé la réputation de l’Italie, dynamisé son économie et uni ses citoyens dans la fierté.

Ceux qui prédisaient l’humiliation sont aujourd’hui confrontés à une autre réalité : L’Italie n’a pas faibli. Elle a excellé. Ce faisant, elle a offert une leçon de gouvernance plus large, fondée sur la responsabilité, le courage et la confiance dans la capacité de la nation à réussir.

Du « memento mori » au « memento audere semper » : n’oubliez pas d’oser, toujours.

 

Alessandro Fiorentino